Comment passer son temps entre deux raids?? Je vous propose une alternative, d'un coté très distrayante et vraiment très prenante. Il s'agit du monde des nanars, et dans ce domaine il y a des chefs d'œuvre éblouissants . Celui que je vous présente ce soir c'est un peu comme le Candeloro du patinage artistique, une pierre précieuse brute à ne pas manquer.
Le moins que l'on puise dire c'est que l'on n'ai pas été submergé par les superproductions turques ces derniers temps, voire assez rarement même avant. Outre le fait que seuls les turcs parlent le turc ce qui est un désavantage de taille, rares sont leurs œuvres cinématographique à passer le Bosphore. Pourtant une recherche sur l'Imdb à Cüneyt Arkin (héros à la classe Fordienne, avec un mélange d'Errol Flynn dans sa prime jeunesse) ferait peur à Jean-Paul Bébel au niveau filmographie ; l'homme, ou plutôt le surhomme devrais-je dire,à tourné dans des centaines de films, aucun n'a franchi une quelconque frontière pour atterrir sur les grands écrans... Heureusement il existe des irréductibles nanardeurs qui regardent des copies troubles en turc dans le texte, la larme à l'oeil et l'oeil au fond du verre pour vérifier si on ne leur à pas fait ingérer des hallucinogènes dans leur bière pour des canards sauvages parce que là tout de même c'est un peu fort ! Mais je m'en remettrais bien un autre derrière la cravate moi ! En effet "Dunyayikurtaran adam" est le doux nom d'un des meilleurs moments de ma vie récemment, et non pas le nom de la nouvelle drogue à la mode (je dis ça pour que les cartels italiens ne commencent pas à vouloir virer de vieux petits asiatiques propriétaires d'école de boxe chinoise par étendre leur territoire et devenir magnats de cette nouvelle drogue, on sait le bazar que c'est après...). Comme tout le monde je crois j'ai été déçu par les nouveaux épisodes de la bataille des étoiles (et je ne parle même pas de popstar...) et mon sang n'a fait qu'un tour lorsque j'ai su que nos amis trucs avaient repris le combat à leur compte et produisaient dans leur coin des aventures cinématographiques science-fictionnesque du meilleur cru, enfin je le cru.
C'est donc avec une grande impatience que je me lançâmes corps perdu dans ce chef d'œuvre du 7ième art, en version originale sous titré français.
Sans plus attendre je lançais le film. Dès les premières images je suis estomaqué ! Cool, des chasseurs Tie ! Super, des croiseurs de l'Empire... Et attendez deux minutes... En re-vérifiant dans le fond de mon verre et en fouillant au fond de ma mémoire je retrouve pèle-mêle pourquoi j'ai perdu mes petits là où une vache hollywoodienne ne retrouverait pas le veau d'or... "Y'a eu de la repompe !" comme disent souvent les profs de math de retour de week-end avec une moyenne dépassant les cinq sur un DM. Oui. Mais quelle repompe, la grande classe ! Dans une autre galaxie, loin, très loin des lois du copyright, un terrible dictateur interstellaire au look particulièrement flashy menace le monde avec des stocks shot de Star Wars. Sur une voix off monocorde qui nous annonce des trucs qui doivent être vachement grave pour la paix de l'univers connu, des images de croiseurs impériaux, des chasseurs TIE et de décollages de fusée se succèdent et se télescopent dans tous les sens. Dans leurs vaisseaux spatiaux en carton, les deux héros font semblant d'éviter des tirs en inclinant la tête pour faire croire que leur vaisseau bouge avec eux alors qu'un écran symbolisant la verrière du cockpit dans leur dos continue à diffuser des images de "Star Wars".
Des le premier plan, des turcs assis sur des tabourets, et coiffés de casques de mobylette sans visière ornés d’écouteurs de walkman modèle Phillips 1983 dissertent devant des extraits vidéo de La Guerre des étoiles. Au bout de cinq minutes nous comprenons qu’on essaye de nous faire croire qu’ils sont dans des vaisseaux spatiaux.
Soudain nos héros sont abattus et s'écrasent sur une planète inconnue. Le Dark Vador local ricane et lance ses hordes de monstres, robots, momies et adjoints moustachus aux trousses de nos héros.

Un grand méchant très artisanal

le même au naturel avec quelques amis...
Hélas pour eux, nos héros se crashent sur une planète inconnue qui ressemble étonnamment à un flanc de montagne érodé. Bizarrement pour des mecs qui viennent de se crashent ils ont l'air assez en forme et de plus on ne voit pas de débris de leurs magnifiques vaisseaux spatiaux. Vient alors une des répliques cultes du film, en effet les 2 personnages se demandant où ils ont bien atterris, l'un répond à l'autre "Ça se trouve c'est une planète habitée uniquement par des femmes, vas y bombe le torse". Progressant péniblement par petits bonds de héros entre les cailloux, les deux gentils aperçoivent soudain les vestiges d'une antique civilisation constituées pêle-mêle d'images de la pyramide de Gizeh et d'une église byzantine.
A peine remis de leur surprise, nos héros sont attaqués par une bande de méchants squelettes à cheval. S'ensuit la bagarre inévitable aux raccords hasardeux, qui voit Cuneyt Arkin zigouiller des tas de méchants façon "j'te touche, t'es mort" en accéléré comme dans Benny Hill (mais sur la musique d'Indiana Jones !), se payant le luxe de décapiter quelques mannequins en mousse au passage ou d'envoyer des coups de poings vers l'objectif de la caméra, une bonne idée qu'on trouve dans de nombreux nanars et qui donne systématiquement un résultat foireux.
Malgré leur victoire éclatante sur les squelettes en mousse de l'empire du mal, Cuneyt et son collègue sont bientôt capturés par des robots à épaulettes, armés de fusil laser dont les rayons sont obtenus en grattant la pelloche au scalpel. Nos héros sont conduits dans des maisons troglodytes où s'entassent les esclaves humains que le maudit empire de la force obscure et ses armées de sbires aux looks un brin kitch retiennent sous leur joug, les jetant en pâture de temps à autres à des gladiateurs en fer blanc, le Darth Vader de service se livrant parfois sur eux à des transfusions de jus de cerveau dans l'espoir de devenir Maitre du Monde (cherchez pas à comprendre, c'est Cuneyt qui a écrit le scénar...).
A partir de là, le plan est simple : toujours sur la musique (énervante à force !) d'Indiana Jones, Cuneyt Arkin va mettre la pâtée à une kyrielle de méchants contre lesquels même X-Or, le shérif de l'espace, refuserait de se battre tellement ils sont laids : momies en PQ, monstres en peluche auxquels notre héros coupe les bras griffus pour les leurs planter dans la carotide, diablotins hideux ornés de masques de carnaval fait main (et ça se voit !), robots caoutchouteux qui clignotent de la tête, etc. Le tout est filmé à l'arrache et monté n'importe comment, parsemé d'idées biscornues d'une nanardise à toute épreuve, telles les scènes d'entraînement du héros, bondissant sur des trampolines hors-champ (mais dont on devine encore davantage la présence que dans "l'homme-puma"), se frappant les mains sur un rocher pour s'endurcir les os ou bien encore faisant du jogging avec des pierres en carton-pâte attachées aux chevilles (un grand moment !).
Aytekin succombant aux pouvoirs hypnotiques du méchant, Cüneyt n'a plus d'autres ressources que d'aller chercher une super épée cosmique de la mort qui tue (dans une chapelle byzantine, mais bon sur cette planète il y a aussi des pyramides égyptiennes alors…). Pas assez puissante à son gout, il la fait fondre et plonge ses poings de castagneur hors norme dans le métal en fusion pour en ressortir bardé de gants de jardinage dorés qui vont lui permettre de fracasser le méchant en deux (et d'emballer la gonzesse, mais bon on est un héros ou on ne l'est pas).
Puis vient le combat final avec le Turkish Darth Vader. Durant ce combat un autre détail amusant est à voir, durant les flashs incessants de cette rude bataille on peut observer que notre héros n'est pas toujours habillé de la même façon, en effet Cüneyt porte par moment ses gants et ses bottes en or et sur certain plan il ne les a plu; Il n'y a rien à dire Cüneyt il est trop fort, il prend même le temps de se changer pendant les combats. D'un atémi bien placé, il fend le Grand Méchant en deux dans le sens de la hauteur, l'effet spécial étant rendu par un cache noir placé sur l'objectif qui masque la moitié du visage du comédien interprétant le génie du mal. Tout simplement époustouflant !
Plagiat de tout et n'importe quoi (de Star Wars à Excalibur en passant par Maciste et La Planète des singes) ce film est un véritable choc nanar qui enterre haut la main toutes les expériences bricolo-kitch du bis européen ou asiatique, Turquie comprise (et pourtant, Dieu sait que "White Fire" ou "Yor" co-productions turques étaient déjà du surchoix). Aussi moche qu'un space opéra d'Al Bradly, avec un art du montage d'extraits d'archives d'une maîtrise comparable à celle de Godfrey Ho dans ses meilleurs moments, gavé de monstres encore plus minables que dans les kai-ju les plus infâmes, ceci n'est pas un film, c'est une synthèse. Une sorte de nanar terminal bruité au buzzer et au xylophone, exécuté par des crâmés du bulbe. C'est quasiment insurpassable ; de la folie furieuse du début à la fin. Et bien que la pratique du stock-shot abusif de "Star Wars" grève malheureusement d'entrée toute possibilité d'exploitation commerciale de "Tukish Star Wars" dans un circuit légal en occident, ce film qui circule dans le milieu underground des cinéphiles déviationnistes est à découvrir de toute urgence pour qui s'intéresse de près ou de loin à l'univers des mauvaises bandes sympathiques.
Après une journée passé à regarder de somptueux nanars le sondage commença. Une bonne surprise arriva très vite, mais mes compères avaient peine à croire que cette bataille puisse avoir lieue.
"mikael" a dit : Destro stop dream
"mikael" a dit : laisse tomber tu n'es pas de taille
Barbarounet a dit : si tu fais un hof a cette heure ci, je me fais empailler les burnes
"mikael" a dit : si tu fais un hof a cette heure
"mikael" a dit : je monte chez toi et je te nettoie la raie du cul
Les flottes suivantes se sont affrontées le : 10-17 21:48:55
Attaquant SurViValiSm [ADES]
Armes: 160% Bouclier: 150% Coque: 160%
Ch.léger 19.750
V.bataille 20.084
Destr. 3.828
Traqueur 1.980
Défenseur Het Masteen [axorion]
Armes: 150% Bouclier: 140% Coque: 150%
P.transp. 1.200
G.transp. 2.850
Ch.léger 13.000
Ch.lourd 700
Croiseur 3.000
V.bataille 2.450
V.colo 3
Recycleur 1.100
Sonde 715
Bombardier 1.000
Destr. 950
Rip 3
Traqueur 800
Attaquant SurViValiSm
Ch.léger 11.398 ( -8352 )
V.bataille 19.673 ( -411 )
Destr. 3.803 ( -25 )
Traqueur 1.960 ( -20 )
Défenseur Het Masteen
Détruit
L'attaquant a remporté la bataille ! Il emporte
15.867.614 unités de métal, 694.206 unités de cristal et 5.031.386 unités de deutérium
L'attaquant a perdu au total 62.218.000 unités.
Le défenseur a perdu au total 606.905.000 unités.
Un champ de débris contenant 130.689.300 unités de métal et 70.047.600 unités de cristal.
Le champ de débris est formé à 9.3 % par la flotte de l'attaquant, à 90.7 % par la flotte du défenseur
Vos 11000 recycleurs ont une capacité totale de 220.000.000. 129.209.300 unités de métal et 68.568.500 unités de cristal sont dispersées dans ce champ. Vous avez collecté 129.209.300 unités de métal et 68.568.500 unités de cristal.
il m'a donc ninja 2.959.400 de ressources
L\'attaquant a gagné la bataille !
Il emporte
7.933.807 unités de métal, 347.103 unités de cristal et 2.515.693 unités de deutérium
L\'attaquant a gagné la bataille !
Il emporte
3.966.903 unités de métal, 173.551 unités de cristal et 1.257.846 unités de deutérium
L\'attaquant a gagné la bataille !
Il emporte
1.983.452 unités de métal, 86.776 unités de cristal et 628.923 unités de deutérium
L\'attaquant a gagné la bataille !
Il emporte
991.726 unités de métal, 43.388 unités de cristal et 314.462 unités de deutérium
Attaquant : 215.062.030
Défenseur : -603.945.600 /
Donc en prime j'ai le droit aux burnes empaillées de barbare et un nettoyage de ma raie des fesses made in der stern 
Bonne chance pour la suite Het Masteen
Un grand remerciement à Nanarland pour l'inspiration ^_^
DesKro IS BACK