Sépulcre de lumière aux reflets ombragés,
Calice de bêtise aux rêves disparus,
Je goûterai ton fer, mais n’y succomberai,
Tes yeux infernaux, jamais je n’aurai bu !
Tyran de la morale au sceptre nécrosé,
Un irritant brouillard entoure ta silhouette,
Le trône de la Mort sur lequel tu sieds
Laisse entrevoir un pan de ton pâle squelette.
Ignorant prétentieux aux fervents prosternés,
Le sceau du crépuscule a scellé ton retour !
Une chape de plomb, l’autre soir est tombée
Sur la blanche Colombe, égorgée par ta cour.
Audacieux démon, fiel de l’humanité,
Ta piteuse menace assigne l’indulgence,
Capricieux enfant, tu massacres tes jouets,
Car ton courroux n’a pas prise sur mon engeance !
Misérable cafard aux ailes déchirées,
Tu crois toucher l’étoile aux rayons infinis.
Détrompe-toi, sombreur, car même le rosée,
N’est pas à la hauteur de ton sabre terni !
N’ayez crainte en ce sot, ô savants éclairés !
Chaque être dans son ombre, arrosez de blancheur !
La mort ne voudrait pas, de ses bras, arracher,
Cet insinuant être à la vile lueur !
Fallacieuse chimère, hâbleur démérité,
Le livre des secrets, ce matin s’est ouvert !
Au chapitre des faux et des déshérités
Ton nom juxtaposait une parole amère.
Simulacre d’espoir, monstre de vanité,
Nous haïssons ta voix aux accents de folie !
Sur ton futur tombeau, je m’en irai graver
« Pantin de la nescience, apôtre des impies. »
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