« A la haine diluant les foules,
Moi je crie à la liberté ! »
Au détour d’une rue, j’ai croisé mon orgueil.
Que dis-je ? Vanité ! Ô sage fait ton deuil
A l’ombre d’un cyprès.
Grotesque personnage à la gloire des lentes,
Monstre de narcissisme à la folie naissante,
Vois mon cruel reflet !
De l’ignorant troupeau, je vante les mérites,
Hypocrisie patente aux intérêts tacites,
Complexe d’impuissants !
Sous mes pas érudits, ma tunique de brave,
Ma prose rhétorique et ces paroles graves,
Est déguisé Satan !
Maître de perfidies et de duplicité
Au royaume des fourbes, à l’heure je serai
Le suzerain des faux.
Mon âme maladive, acariâtre Dame,
Accule ma pensée aux rivages infâmes
D’un titanesque ego.
Ma plume est une hache et mon encre un venin,
Qui, violemment, tache un autre parchemin,
Que celui de ma vie.
Tolérance n’est pas l’apanage des sots,
Ce monde m’appartient, qu’importent tous vos mots,
Murmures abrutis.
La modestie n’est pas, sincérité ne fut,
Costumes d’apparats d’un royaume déchu,
Elles dépouillaient mon âme.
Je m’en prendrai à toi, si menaces sommeillent,
Découperai ton corps et ta bouche vermeille,
De ma perfide lame.
Règne de la raison substitue ma folie !
Timide cohérence de la sociopathie,
Serre mon idéal !
Satanique cervelle aux contours idiots,
Claquemure bonté et autres idéaux
D’une farce fatale !
Je brandis katanas, sabres et Daïshos,
Impose violemment le dictat de mes mots,
En scabieux érudit.
Je suis un samouraï, qui marche dans la brume,
Je vole au grès du vent, qui égraine les plumes
D’un cerisier pourri.
PS: vous remarquerez une faute de versification au niveau de l'alexandrin dans un vers précis. Elle n'est là que pour accentuer son sens, pour que vous vous y arrêtiez.